entretien avec un chef : Robert Cassar

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Nous avons récemment rencontré Robert Cassar, chef cuisinier primé, pour en savoir plus sur la culture gastronomique de Malte, ainsi que sur sa passion et son dévouement sans faille pour créer des expériences mémorables pour les clients de son restaurant Root 81 à Rabat.

La culture alimentaire maltaise se développe, et les gens sont pour ainsi dire de plus en plus "alphabétisés". Quel impact cela a-t-il eu sur la scène de la restauration locale ?

Dans la culture actuelle, l'internet et les médias sociaux ont commencé à dominer encore plus nos vies. La culture gastronomique étant très présente sur l'internet et les médias sociaux, les normes relatives à ce que l'on attend des restaurants sont plus élevées que jamais. Les gens voyagent loin pour trouver des saveurs nouvelles et excitantes et s'exposer à une cuisine différente. Ils peuvent facilement comparer ce qu'ils voient en ligne ou dans d'autres pays avec ce qu'on leur sert à Malte. Les gens sont de mieux en mieux informés et apprécient la beauté des aliments. À Malte, vous trouverez une bonne sélection de restaurants avec un niveau de qualité élevé de la nourriture.

On a prétendu qu'il existait une "cuisine traditionnelle maltaise", mais elle a été éclipsée par un afflux constant d'influences étrangères. Quel est votre avis sur la question ?

Il est vrai que nous avons des influences étrangères, mais je pense que c'est la créativité qui gagne. Je pense qu'un menu intéressant doit proposer des plats utilisant des ingrédients locaux avec une touche de cuisine traditionnelle maltaise, tout en proposant d'autres plats aux influences internationales. Nous devons travailler dur pour que les traditions maltaises restent vivantes dans le monde culinaire. Toutefois, l'ajout de certaines influences étrangères au menu rend les plats plus excitants et nous permet d'être plus créatifs.

Le métier de chef cuisinier est réputé être l'un des plus stressants au monde. Est-ce vrai, d'après votre expérience... et si oui, le stress affecte-t-il votre façon de travailler ?

En tant que chef mécène, je fais littéralement tout, de la passation des commandes à l'exploitation efficace du restaurant. Donc oui, c'est très stressant mais aussi très gratifiant.

C'est un secteur difficile et je consacre évidemment une partie de ma vie à mon travail, mais je suis capable de trouver un équilibre entre ma vie de famille et ma carrière. Le stress constant affecte la créativité en cuisine et c'est pourquoi il est très important pour les chefs d'avoir un équilibre dans leur vie s'ils veulent réussir et avoir une longue carrière.

Vous avez remporté de nombreux prix l'année dernière et vous venez de remporter le prix du chef du mois de mai. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?

Il est difficile d'arrondir les chiffres en une seule réponse. J'apprécie vraiment toutes les personnes qui croient en moi et en ce que j'ai à offrir. Ces prix sont décernés par des personnes bien informées qui aiment dîner au restaurant, donc le fait d'être élu par ces personnes est excitant et bouleversant.

Le prix de la meilleure cuisine est une récompense que je souhaite depuis l'ouverture de mon restaurant et qui montre que les clients apprécient vraiment le goût et la qualité de nos plats.

Gagner le concours du meilleur chef du mois et se classer troisième dans le concours du meilleur chef de l'année était super excitant. Je serai toujours très fier d'avoir mon nom aux côtés des précédents gagnants, qui sont tous des chefs que j'ai toujours admirés.

Root81
Telgha tas-Saqqajja, Rabat
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